Interventions Atelier B1- Le passage de la présence à la distance,
nouvelles problématiques et transformations

- Eric Auziol (Montpellier III), « L'introduction de la distance dans un séminaire d'analyse de situation de communication »

- Bernard Dimet (Paris IX), « Contribution à l'étude  de l'enseignement à distance numérique - Étude de la transformation  d'un cours en présence à un cours à distance - Le cas de la création  du module TIC du C2iPorTices. »
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Le présentiel allégé à l'université pour les grands groupes : un dispositif au service de l'autonomisation des apprenants Thierry Soubrié (Grenoble III / Lidilem)
Résumé :
Comme cela se passe pour tout nouveau support d'information, les TIC remettent en cause les circuits de diffusion et de légitimation de l'information. C'est à l'utilisateur désormais, placé au premier plan, de se confronter directement aux informations, de les sélectionner, de les réorganiser et de se les approprier [Ollivier 2000]. Or, compte tenu de la complexité de ces supports de l'écrit, qui substituent à l'organisation traditionnellement hiérarchique des contenus, un système basé sur le principe des associations libres, la tâche n'est pas aisée. Contrairement à ce que pourrait laisser croire le mythe persistant de l'immatérialité du numérique [Jeanneret 2002], les opérations de lecture/écriture sur internet sont d'une grande complexité.
En d'autres termes, les TIC réaffirment l'importance de l'autonomie de l'utilisateur. C'est même selon Monique Linard une condition de leur efficacité.   Mais cela n'est pas sans conséquences sur « le monde du travail et de la connaissance et par suite, de la formation d'adulte et de l'éducation » [Linard 2002]. Car la formation à l'autonomie n'est pas compatible avec le modèle encore très largement répandu dans les systèmes éducatifs, qui repose sur l'hétéronomie et la transmission des contenus. On sait en effet depuis les premiers travaux du CRAPEL sur le sujet, que l'autonomie n'est pas innée chez l'individu [Holec 1990]. Il importe de mettre en place des formations spécifiques qui alternent des temps de travail en autonomie et des temps d'accompagnement où l'accent est avant tout mis sur le savoir apprendre.
Je me propose dans cette communication de rendre compte d'une expérience d'hybridation d'un cours   de première année de master de sciences du langage dont j'ai la charge à l'université Stendhal de Grenoble 3 et qui s'intitule « technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement/apprentissage du français langue étrangère ». Le choix d'un dispositif hybride s'est imposé suite à la décision de rendre ce cours obligatoire. De plus en plus de formations en langues intègrent en effet l'utilisation des TICE, que ce soit à travers la mise en place de centres de ressources ou le développement de formations ouvertes et à distance, et il devenait important de sensibiliser l'ensemble des étudiants à cette question. Il restait à résoudre le problème de l'effectif, puisque le cours, en devenant obligatoire, a vu le nombre d'étudiants passer de 20 à 60. Comment faire face à une telle augmentation sans pour autant perdre la qualité de l'encadrement qui était offerte jusqu'ici (alternance de cours théoriques et de TD) ? C'est à partir de ce questionnement et après avoir étudiés différents types de scénarios (cf. typologie Competice*) que j'ai été amené à prendre en considération une dimension de l'enseignement/apprentissage que j'avais sous-estimée jusqu'ici : l'autonomisation des apprenants. Après avoir détaillé le dispositif vers lequel je me suis tourné et expliqué les raisons de mes choix, je ferai le bilan d'une année de fonctionnement et proposerai quelques idées d'aménagements.
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