Colloque SIF 2005

  "Les institutions éducatives face au numérique"

Depuis 1998, la situation des institutions éducatives face au numérique a notablement évolué. Des efforts incontestables ont été réalisés en matière d'infrastructure, de banalisation des accès, mais on doit faire également le constat de promesses non réalisées, de situations de semi échec, par exemple aux USA par rapport à certains développements du e-learning dans la perspective d'un marché mondial de l'éducation.

En France, la diffusion des technologies numériques en réseau dans le champ de la formation se traduit par des réalisations en termes de campus numérique, de développement d'environnements numériques de travail et par l'apparition de dispositifs logistiques intégrant des modes de médiations différenciés. Le devenir de ces réalisations soulève de multiples interrogations.

Les discours sur la société de l'information se sont affirmés et amplifiés, sans d'ailleurs que la notion soit toujours explicitée. Une partie d'entre eux seulement relève de travaux scientifiques susceptibles de nourrir la réflexion sur la situation des institutions éducatives face au numérique. Dans ce contexte, il vaut la peine de s'interroger sur l'opposition qui vient facilement entre des modèles d'organisation hérités de l'ère industrielle, donc jugés implicitement dépassés, et de nouveaux archétypes de la société de la connaissance, caractérisés notamment par le rôle croissant des réseaux.  

On relève autant de tendances/craintes en matière de marchandisation que d'actions et incitations à la mutualisation. L'ensemble des acteurs demeure à la recherche de modèles socio-économiques.

Ce colloque se situe dans le prolongement des rencontres interdisciplinaires précédemment organisées par les enseignants/chercheurs réunis au sein du Séminaire Industrialisation de la Formation*. Il vise à permettre   la confrontation des problématiques et s'adresse à des chercheurs de différentes disciplines, sciences de l'éducation, sciences de l'information et de la communication, économie, sociologie, psychologie sociale, didactique, informatique, mais aussi à des praticiens enseignants, cogniticiens, éditeurs, etc.

Ses organisateurs appellent à s'interroger, notamment sur des questions telles que  :

  • La viabilité des modèles économiques et des schémas institutionnels
  • La cohérence entre modèles pédagogiques développés et modalités d'évaluation
  • L'opposition entre logique de biens communs et valorisation de ressources dont les institutions éducatives veulent contrôler l'accès.
  • L'affranchissement des cadres spatio-temporels comme occasion de nouvelles dynamiques partenariales et facteurs de dérégulation
  • Les agencements public/privé, marchand/non marchand, croisements ou hybridations de logiques socio-économiques
  • L'émergence incertaine de nouveaux modèles d'organisation de la production et de la diffusion et leurs incidences en termes de nouveaux métiers.
  • Les nouvelles modalités de relation pédagogique via des dispositifs médiatisés ainsi que   les conditions d'individualisation de la formation et de l'autonomie de l'apprenant.

Les communications s'articulent autour de quatre thématiques :

A. Institutions, organisation, économie

B. Approches pédagogiques

C. De la ressource au dispositif

D. Enjeux et incidences des « territoires numériques » créés par les réseaux de formation

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* " La notion de bien éducatif. Services de formation et Industries Culturelles " (Colloque, janvier 94), " L'usager en formation " (Journée d'étude, mai 95), " Les Espaces de formation " (Journée d'étude, mai 96), " Les usagers des dispositifs médiatisés de formation ouverte et à distance" (Journée d'étude, novembre 97), les " Industries éducatives : situation, approches, perspectives " (colloque, octobre 1998).